Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE)

Pour l’OCDE, le fait de lutter contre les crimes économiques tels que la corruption et la fraude fiscale, constitue une priorité (voir www.oecd.org/daf et www.oecd.org/ctp). Les principes de bonne gouvernance énoncés par l’OCDE ainsi que son travail sur les bénéficiaires effectifs sont en lien direct avec le travail mené par le GAFI. L’OCDE examine très attentivement les relations pouvant exister entre la corruption et le blanchiment d’argent. La Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption des fonctionnaires étrangers dans le cadre de transactions commerciales internationales (et les Recommandations révisées de 1997 qui y sont liées) exige de la part des États signataires qu’ils prennent des mesures pour lutter contre le blanchiment d’argent issu de la corruption des fonctionnaires étrangers.

La Convention établit un système d’examen par les pairs afin de s’assurer que ses signataires mettent efficacement en œuvre les instruments anti-corruption de l’OCDE. Cette procédure implique un examen de l’efficacité des systèmes anti-blanchiment puisque le blanchiment peut lui-même être issu de la corruption. Le Comité des Affaires Fiscales (CAF) de l’OCDE travaille avec le GAFI depuis 1998 afin d’améliorer la coopération nationale et internationale entre les autorités fiscales et les autorités anti-blanchiment ; ceci permettra de renforcer la capacité des gouvernements à combattre ces activités.

Les experts des États membres de l’OCDE et du GAFI ainsi que les membres observateurs partagent leurs expériences en la matière; des enquêtes ont été conduites par les États afin de démonter si, et dans quelle mesure, des informations pouvaient être échangées entre les autorités fiscales et les autorités anti-blanchiment.