Blanchiment d'argent et commerce illégal d'espèces sauvages

Blanchiment d'argent et Commerce illégal d'espèces sauvages

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25 juin 2020 - Le commerce illégal d'espèces sauvages est un crime organisé transnational majeur, qui génère des milliards de fonds criminels chaque année. Le Groupe d'action financière (GAFI) a mené une nouvelle étude pour fournir des orientations aux pays sur les mesures qu'ils peuvent prendre pour lutter contre le blanchiment d'argent provenant du commerce illégal d'espèces sauvages.

Les trafiquants d'espèces sauvages exploitent les faiblesses des secteurs financier et non financier pour déplacer, cacher et blanchir leurs produits, ce qui permet de nouveaux crimes et porte atteinte à l'intégrité financière. L'un des moyens les plus efficaces d'identifier les réseaux criminels est de suivre les traces financières des trafiquants d'espèces sauvages.

Malgré les gains criminels importants en jeu, les pays et le secteur privé ne donnent pas la priorité aux efforts pour retracer et combattre les flux financiers de ce commerce. Pour lutter contre les flux financiers issus du commerce illégal d'espèces sauvages, les pays devraient donc en priorité :

Identifier et évaluer les risques de blanchiment d'argent liés au commerce illégal d'espèces sauvages.
Veiller à ce que les lois nationales et les pouvoirs d'application de la loi permettent aux autorités de s'attaquer aux finances des trafiquants d'espèces sauvages et de mener des enquêtes financières.

Le secteur privé a également un rôle important à jouer dans la lutte contre les flux financiers issus du commerce illégal d'espèces sauvages. Cette étude identifie donc les bonnes pratiques et les indicateurs de risque pour aider le secteur privé et les pays à identifier les activités financières suspectes potentielles liées au commerce illégal d'espèces sauvages.

Il s'agit du premier rapport mondial du GAFI sur ce sujet. Il s'appuie sur des contributions et des études de cas provenant de plus de 50 pays du Réseau mondial du GAFI et d'observateurs, ainsi que de la société civile et du United for Wildlife Financial Taskforce.