Juridictions soumises à une surveillance renforcée - 13 février 2026

"liste grise"

Mexico, 13 février 2026

Les juridictions faisant l’objet d’une surveillance renforcée travaillent activement avec le GAFI afin de résoudre les défaillances stratégiques de leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Lorsqu’une juridiction est placée sous surveillance renforcée par le GAFI, cela signifie que le pays s’est engagé à résoudre rapidement les défaillances stratégiques identifiées dans les délais convenus et fait l’objet d’une surveillance renforcée. Cette liste est souvent désignée par des sources externes comme la « liste grise ».

Le GAFI et les organismes régionaux de type GAFI (ORTG) continuent de travailler avec les juridictions ci‑après, qui rendent compte des progrès accomplis dans la résolution de leurs défaillances stratégiques. Le GAFI appelle ces juridictions à achever leurs plans d’action rapidement et dans les délais convenus. Le GAFI salue leur engagement et suivra de près leurs progrès. Le GAFI n’appelle pas à l’application de mesures de vigilance renforcées à l’égard de ces juridictions. Les normes du GAFI n’envisagent pas l’évitement des risques (de‑risking), ni l’exclusion de catégories entières de clients, mais préconisent l’application d’une approche fondée sur les risques. Le GAFI encourage donc ses membres et toutes les juridictions à prendre en compte les informations présentées ci‑après dans leur analyse des risques. Lorsque les pays envisagent de prendre des mesures sur la base de leur analyse des risques, en tenant compte des informations ci‑dessous, ils doivent veiller à ce que les flux de fonds destinés à l’aide humanitaire, aux activités légitimes des organisations à but non lucratif (OBNL) et aux envois de fonds ne soient ni perturbés ni découragés. Les pays doivent également tenir compte de leurs obligations internationales au titre de la résolution 2761 (2024) du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant les exemptions humanitaires aux mesures de gel des avoirs imposées par les régimes de sanctions des Nations Unies.

Le GAFI identifie régulièrement d’autres juridictions dont les dispositifs présentent des défaillances stratégiques en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Un certain nombre de juridictions n’ont pas encore été évaluées par le GAFI ou leurs ORTG, mais le seront en temps voulu.

Le GAFI accorde une certaine flexibilité aux juridictions ne faisant pas face à des échéances immédiates, leur permettant de rendre compte des progrès réalisés sur une base volontaire. Depuis octobre 2025, les progrès des pays suivants ont été examinés par le GAFI : Algérie, Angola, Bolivie, Bulgarie, Cameroun, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Kenya, République démocratique populaire lao, Liban, Monaco, Namibie, Népal, Soudan du Sud, Venezuela, Vietnam, Îles Vierges britanniques et Yémen. Pour ces pays, des déclarations actualisées figurent ci‑après. Haïti et la Syrie ont choisi de reporter leur rapport ; les déclarations publiées précédemment pour ces juridictions sont donc reprises ci‑dessous, sans nécessairement refléter la situation la plus récente de leurs dispositifs LBC/FT. À l’issue de l’examen, le GAFI a également identifié le Koweït et la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée.

 

 

ALGÉRIE 

En octobre 2024, l’Algérie a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Lors de sa plénière de février 2026, le GAFI a conclu à titre préliminaire que l’Algérie avait largement achevé la mise en œuvre de son plan d’action et qu’une visite sur place était justifiée afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes LBC/FT a commencé et est maintenue, et que l’engagement politique nécessaire demeure en place pour en assurer la pérennité. L’Algérie a procédé aux réformes suivantes :(1) amélioration du contrôle fondé sur les risques, en particulier dans les secteurs à plus haut risque, notamment par l’adoption de nouvelles procédures, d’évaluations des risques, de manuels et de lignes directrices de contrôle, ainsi que par la conduite d’inspections et l’application de sanctions effectives, proportionnées et dissuasives ; (2) élaboration d’un cadre efficace pour l’accès aux informations élémentaires et sur les bénéficiaires effectifs ;(3) renforcement de son régime de déclarations d’opérations suspectes ;(4) mise en place d’un cadre juridique et institutionnel efficace pour les sanctions financières ciblées liées au financement du terrorisme ; et (5) mise en œuvre d’une approche fondée sur les risques pour la surveillance des OBNL, sans perturber ni décourager les activités légitimes.

 

 

angola

En octobre 2024, l’Angola s'est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GABAOA pour renforcer l'efficacité de son régime de LBC/FT. L’Angola devrait continuer de travailler avec le GAFI pour mettre en œuvre son plan d’action en : (1) améliorant sa compréhension des risques de BC/FT ; (2) améliorant le contrôle fondé sur les risques des entités bancaires non-financières et des EPNFD ; (3) veillant à ce que les autorités compétentes aient accès à des informations satisfaisantes, exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs et que les manquements aux obligations soient traitées de manière adéquate ; (4) démontrant une augmentation du nombre d’enquêtes et de poursuites relatives au BC ; (5) en démontrant sa capacité à identifier, enquêter et poursuivre le FT ; et (6) en démontrant un processus efficace pour la mise en œuvre sans délai des sanctions financières ciblées.

 

 

Bolivie

Depuis juin 2025, date à laquelle la Bolivie a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GAFILAT afin de renforcer l’efficacité de son dispositif LBC/FT, la Bolivie a pris des mesures pour améliorer son dispositif en veillant à ce que les informations sur les bénéficiaires effectifs soient exactes et à jour. La Bolivie devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI, notamment en : (1) en veillant à ce que les techniques d'enquête spéciales pertinentes puissent être utilisées dans les enquêtes sur le BC ; (2) en mettant en œuvre un contrôle fondé sur le risque des agents immobiliers, des avocats, des comptables et des négociants de métaux et de pierres précieuses ; (3) veillant à ce que les manquements aux obligations relatives aux bénéficiaires effectifs fassent l’objet de sanctions ; et (4) augmentant les enquêtes et poursuites en matière de BC conformément aux risques du pays (y compris d’autres infractions sous‑jacentes à haut risque, en plus de la corruption et du trafic de stupéfiants).

 

 

Bulgarie

Depuis octobre 2023, date à laquelle la Bulgarie a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et MONEYVAL afin de renforcer l’efficacité de son dispositif LBC/FT, la Bulgarie a pris des mesures pour améliorer son dispositif LBC/FT,  y compris lors du dernier cycle de rapport, en remédiant aux déficiences restantes de conformité technique, notamment en matière de confiscation, et en démontrant la mise en œuvre initiale d’une surveillance fondée sur les risques des OBNL afin de prévenir leur utilisation abusive à des fins de FT. 

Le GAFI note que la Bulgarie a continué de progresser dans la mise en œuvre de son plan d’action ; toutefois, toutes les échéances sont désormais dépassées et des travaux restent à mener pour remédier aux lacunes stratégiques en matière d’amélioration des enquêtes et poursuites relatives aux différents types de blanchiment de capitaux conformément aux risques, y compris la corruption à grande échelle et la criminalité organisée. Le GAFI encourage la Bulgarie à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier à cette défaillance stratégique dans les meilleurs délais.

 

 

 

Cameroun

Depuis juin 2023, date à laquelle le Cameroun a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GABAC afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), le Cameroun a pris des mesures pour améliorer son dispositif LBC/FT, notamment en désignant une autorité chargée de la supervision LBC/FT de l’ensemble des EPNFD et en menant efficacement diverses enquêtes, y compris par le biais d’enquêtes financières parallèles et le recours à la coopération internationale, ainsi qu’en poursuivant les infractions de BC conformément aux risques. Le Cameroun devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses déficiences stratégiques, notamment en : (1) renforçant le contrôle fondé sur les risques des banques et en mettant en œuvre une contrôle fondé sur les risques efficace pour les IF non bancaires et les EPNFD, ainsi qu’en menant des actions de sensibilisation appropriées à l’égard des IF et EPNFD à haut risque ; (2) renforçant l’échange sécurisé d’informations entre la CRF, les entités déclarantes et les autorités compétentes, et en démontrant une augmentation de la diffusion de rapports de renseignement afin de soutenir les besoins opérationnels des autorités compétentes ; (3) mettant en œuvre des politiques et procédures relatives à la saisie et à la confiscation des produits et instruments du crime, ainsi qu’à la gestion des biens gelés, saisis et confisqués, et en accordant la priorité à la saisie et à la confiscation des avoirs aux frontières ; (4) démontrant une mise en œuvre effective des régimes de sanctions financières ciblées liées au FT et au FP, et en appliquant une approche fondée sur les risques aux OBNL, sans perturber les activités légitimes des OBNL.

Le GAFI note que le Cameroun a continué de progresser dans la mise en œuvre de son plan d’action ; toutefois, toutes les échéances sont désormais dépassées et des travaux restent à mener. Le GAFI encourage le Cameroun à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier aux déficiences stratégiques susmentionnées dans les meilleurs délais.

 

 

côte d'ivoire

Depuis octobre 2024, date à laquelle la Côte d’Ivoire a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GIABA afin de renforcer l’efficacité de son dispositif LBC/FT, la Côte d’Ivoire a pris des mesures pour améliorer son dispositif LBC/FT, notamment en améliorant la mise en œuvre du contrôle fondé sur les risques des institutions financières et des entreprises et professions non financières désignées, en renforçant l’utilisation du renseignement financier par les autorités d’enquêtes et de poursuites et en améliorant la transmission de renseignement par la CRF, ainsi qu’en démontrant une augmentation soutenue du nombre d’enquêtes et de poursuites en matière de FT conformément au profil de risque du pays. La Côte d’Ivoire devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses déficiences stratégiques, notamment en démontrant une augmentation soutenue du nombre d’enquêtes et de poursuites relatives aux différents types d’infractions de blanchiment de capitaux, conformément au profil de risque du pays.

 

 

RÉPUBLique DÉMOCRATIQUE du CONGO

Depuis octobre 2022, date à laquelle la République démocratique du Congo (RDC) a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GABAC afin de renforcer l’efficacité de son dispositif LBC/FT, la RDC a pris des mesures pour améliorer son dispositif LBC/FT, notamment en élaborant des plans de contrôle fondés sur les risques pour les institutions financières et les entreprises et professions non financières désignées, en remédiant à la plupart des déficiences de conformité technique relatives aux Recommandations 5, 10, 11 et 20, en démontrant sa capacité à mener des enquêtes et poursuites efficaces en matière de blanchiment de capitaux, et en démontrant une mise en œuvre efficace des sanctions financières ciblées liées au FT et au FP. La RDC devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses déficiences stratégiques, notamment en : (1) mettant en œuvre son plan de contrôle fondé sur les risques ; et (2) identifiant et enquêtant sur les activités de financement du terrorisme conformément à son profil de risque.

Le GAFI note que la RDC a continué de progresser dans la mise en œuvre de son plan d’action ; toutefois, toutes les échéances sont désormais dépassées et des travaux restent à mener. Le GAFI encourage la RDC à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier aux déficiences stratégiques susmentionnées dans les meilleurs délais.

 

 

haïti

(Déclaration de juin 2025)

Depuis juin 2021, date à laquelle Haïti s'est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GAFIC afin de renforcer l'efficacité de son régime de LBC/FT, Haïti a pris des mesures visant à améliorer son régime de LBC/FT, notamment en mettant en œuvre un contrôle LBC/FT basé sur les risques pour toutes les institutions financières et en veillant à ce que la CRF dispose de ressources et de processus adéquats pour produire et diffuser des analyses opérationnelles et stratégiques aux autorités compétentes en vue de lutter contre le BC et le FT. Le GAFI reconnaît l'engagement politique exprimé à un haut niveau et les efforts déployés par Haïti pour faire progresser ses engagements dans le contexte d'une situation sociale, économique et sécuritaire difficile au sein du pays. Haïti devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d'action afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) achevant son processus d'évaluation des risques de BC/FT et en diffusant les résultats ; (2) mettant en œuvre un contrôle LBC/FT basé sur les risques pour les EPNFD considérées comme présentant un risque plus élevé de BC/FT ; (3) veillant à ce que les informations de base et sur les bénéficiaires effectifs soient conservées et accessibles en temps opportun ; (4) démontrant que les autorités identifient, enquêtent et poursuivent les cas de blanchiment d'argent d'une manière cohérente avec le profil de risque d'Haïti ; (5) démontrant une augmentation de l'identification, du dépistage et du recouvrement des produits de la criminalité ; (6) remédiant aux déficiences techniques de son régime de sanctions financières ciblées ; et en (7) conduisant une surveillance appropriée et fondée sur le risque des OBNL vulnérables au financement du terrorisme sans perturber ou décourager les activités légitimes des OBNL.

Le GAFI note les progrès continus d'Haïti dans l'ensemble de son plan d'action, cependant toutes les échéances ont expiré et du travail reste à faire. Le GAFI encourage Haïti à poursuivre la mise en œuvre de son plan d'action afin de remédier aux défaillances stratégiques mentionnées ci-dessus.

 

 

kenya

Depuis février 2024, date à laquelle le Kenya a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GABAOA afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, le Kenya a pris des mesures pour améliorer son dispositif LBC/FT, notamment en renforçant les capacités des autorités chargées du contrôle LBC/FT, en adoptant un cadre juridique pour l’agrément et le contrôle des prestataires de services sur actifs virtuels, et en démontrant une augmentation soutenue du nombre d’enquêtes et de poursuites en matière de financement du terrorisme, conformément au profil de risque du pays. Le Kenya devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en :(1) améliorant le contrôle LBC/FT fondé sur les risques des IF et EPNFD ; (2) renforçant la compréhension des mesures préventives par les IF et les EPNFD, notamment afin d’augmenter les déclarations d’opérations suspectes et de mettre en œuvre sans délai les sanctions financières ciblées ; (3) désignant une autorité chargée de la réglementation des trusts et de la collecte d’informations exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs, et en mettant en œuvre des mesures correctrices en cas de manquement aux obligations de transparence applicables aux personnes morales et aux constructions juridiques ; (4) améliorant l’utilisation et la qualité des produits de renseignement financier ; (5) augmentant les enquêtes et poursuites en matière de BC conformément aux risques ; (6) mettant le cadre relatif aux sanctions financières ciblées en conformité avec la Recommandation 6 et en assurant sa mise en œuvre effective ; et (7) révisant le cadre applicable à la réglementation et à la surveillance des OBNL afin de garantir que les mesures d’atténuation sont fondées sur les risques et ne perturbent ni ne découragent les activités légitimes des OBNL.

 

 

Koweït 

En février 2026, le Koweït a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Depuis l’adoption de son rapport d’évaluation mutuelle en juin 2024, le Koweït a réalisé des progrès significatifs dans la mise en œuvre de la grande majorité des actions recommandées, notamment en adoptant une nouvelle stratégie nationale LBC/FT/FP, en améliorant davantage la conformité technique de son cadre relatif aux sanctions financières ciblées liées au FT et au FP, en renforçant sa compréhension des risques de BC et FT, et en menant des actions de sensibilisation et de contrôle fondés sur les risques à l’égard des IF et EPNFD. Le Koweït continuera à travailler avec le GAFI à la mise en œuvre de son plan d’action, notamment en : (1) renforçant les actions de sensibilisation auprès des agents immobiliers et des négociants en métaux et pierres précieux concernant la déclaration des opérations suspectes, y compris par la diffusion d’indicateurs sectoriels de BC/FT ; (2) veillant à ce que les informations relatives aux bénéficiaires effectifs figurant dans le registre soient exactes, et en appliquant, le cas échéant, des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas d’informations inexactes ; (3) augmentant les enquêtes et poursuites en matière de blanchiment de capitaux liées aux mouvements transfrontaliers de devises et d’instruments négociables au porteur.

 

 

RÉPUBLique DÉMOCRATIQUE populaire Lao

En février 2025, la République démocratique populaire lao a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le Groupe Asie‑Pacifique afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT. La République démocratique populaire lao devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) renforçant sa compréhension des risques de BC/FT ; (2) améliorant le contrôle fondé sur les risques des casinos, des banques et des entités déclarantes dans les zones économiques spéciales, y compris par la mise en œuvre de contrôles relatifs à l’honorabilité et à la compétence ; (3) améliorant la qualité et la quantité des analyses de renseignement financier, ainsi que leur diffusion spontanée auprès des autorités répressives ; (4) veillant à ce que les autorités répressives reçoivent des formations et des orientations en matière de BC ; (5) démontrant une augmentation des enquêtes et poursuites en matière de BC conformément au profil de risque du pays, en mettant l’accent sur les infractions comportant un élément transnational nécessitant une coopération internationale ; (6) élaborant une politique nationale de confiscation cohérente avec les risques de BC/FT ; (7) démontrant que les autorités compétentes concernées prennent des mesures pour identifier, saisir et, le cas échéant, confisquer les produits et instruments du crime conformément au profil de risque ; (8) assurant le contrôle du respect, par les IF et  EPNFD, des obligations relatives aux sanctions financières ciblées liées au FP; et (9) remédiant aux déficiences de conformité technique relatives aux Recommandations 6, 7 et 10.

 

 

liban

En octobre 2024, le Liban s’est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN afin de renforcer l’efficacité de son régime LBC/FT, malgré les défis que représentent la situation sociale, économique et sécuritaire du pays. Le Liban devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en :(1) menant des évaluations des risques spécifiques de FT et de BC identifiés dans le REM et en veillant à ce que des politiques et mesures soient en place pour atténuer ces risques ; (2) améliorant les mécanismes visant à garantir l’exécution efficace et en temps opportun des demandes d’entraide judiciaire, d’extradition et de recouvrement des avoirs ; (3) améliorant la compréhension des risques des EPNFD et en appliquant des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives en cas de manquement aux obligations LBC/FT ; (4) veillant à ce que les informations sur les bénéficiaires effectifs soient à jour et à ce que des sanctions adéquates et des mesures d’atténuation des risques soient en place pour les personnes morales; (5) renforçant l’utilisation par les autorités compétentes des produits de la CRF et du renseignement financier ; (6) démontrant une augmentation soutenue des enquêtes, poursuites et décisions judiciaires relatives aux différents types de BC, conformément aux risques ; (7) améliorant son approche en matière de recouvrement des avoirs et en identifiant et saisissant les mouvements transfrontaliers illicites de devises, de métaux précieux et de pierres précieuses ; (8) poursuivant les enquêtes en matière de financement du terrorisme et en partageant des informations avec des partenaires étrangers concernant ces enquêtes, comme le prévoit le REM ; (9) renforçant la mise en œuvre sans délai des sanctions financières ciblées, en particulier au niveau des EPNFD et de certaines institutions financières non bancaires ; et (10) mettant en œuvre une surveillance ciblée et fondée sur les risques des OBNL à haut risque, sans perturber ni décourager les activités légitimes des OBNL.

 

 

monaco

Depuis juin 2024, date à laquelle Monaco s’est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et MONEYVAL afin de renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT, Monaco a pris des mesures pour améliorer son régime de LBC/FT sur de nombreux points de son plan d’action, notamment en renforçant la rapidité des déclarations d’opérations suspectes. Monaco devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI, notamment en :(1) renforçant l’application de sanctions en cas de manquement aux obligations de LBC/FT ; et (2) appliquant des sanctions efficaces, dissuasives et proportionnées en matière de BC.

Le GAFI note que Monaco a continué de progresser dans la mise en œuvre de son plan d’action ; toutefois, toutes les échéances sont désormais dépassées et des travaux restent à mener. Le GAFI encourage Monaco à s’appuyer sur les progrès récents et à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier aux défaillances stratégiques susmentionnées dans les meilleurs délais.

 

 

namibie

En février 2024, la Namibie s’est engagée politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GABAOA afin de renforcer l’efficacité de son régime LBC/FT. Lors de sa Plénière de février 2026, le GAFI a conclu à titre préliminaire que la Namibie avait largement achevé la mise en œuvre de son plan d’action et qu’une visite sur place était justifiée afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes LBC/FT a commencé et est maintenue, et que l’engagement politique nécessaire demeure en place pour en assurer la pérennité. La Namibie a procédé aux réformes suivantes : (1) renforcement du contrôle LBC/FT fondé sur les risques, notamment par l’amélioration des capacités humaines et matérielles, de la conduite de contrôles sur pièces et sur place fondés sur des outils d’évaluation des risques, et de l’application de sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas de manquement aux obligations de LBC/FT ; (2) renforçant les mesures préventives par des contrôles et des actions de sensibilisation afin de garantir que les IF et les EPNFD appliquent des mesures de vigilance renforcée ainsi que les obligations relatives aux SFC liées au FT et au FP sans délai ; (3) augmentant le dépôt d’informations sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales et des constructions juridiques, et en appliquant des mesures correctrices et/ou des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas de manquement aux obligations correspondantes ; (4) dotant la CRF de ressources humaines et financières adéquates, ainsi que de formations, afin d’améliorer les analyses opérationnelles et stratégiques ; (5) améliorant la coopération entre la CRF et les  autorités chargées des enquêtes afin de renforcer l’utilisation et l’intégration du renseignement financier dans les enquêtes ;(6) renforçant les capacités opérationnelles des autorités impliquées dans les enquêtes et poursuites en matière de BC et de FT, notamment par l’octroi de ressources adéquates et de formations ciblées ; (7) démontrant la capacité des autorités à enquêter et poursuivre efficacement les affaires de BC/FT ; et (8) approuvant la stratégie nationale révisée de lutte contre le terrorisme.

 

 

nepal

En février 2025, le Népal s’est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le Groupe Asie/Pacifique afin de renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT. Le Népal devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) améliorant sa compréhension des principaux risques de BC/FT ; (2) améliorant le contrôle fondé sur le risque des banques commerciales, des coopératives à haut risque, des casinos, des NMPP et du secteur immobilier ; (3) démontrant l’identification et la sanction des prestataires illégaux de STVF/hundi d’une importance significative, sans entraver l’inclusion financière ; (4) renforçant la capacité et la coordination des autorités compétentes pour mener des enquêtes sur le BC ; (5) démontrant une augmentation des enquêtes et des poursuites en matière de BC ; (6) démontrant des mesures pour identifier, tracer, bloquer, saisir et, le cas échéant, confisquer les produits et les instruments du crime, en fonction du profil de risque ; (7) remédiant aux lacunes de conformité technique restantes dans son régime de sanctions financières ciblées pour le FT et le FP.

 

 

Papouasie‑Nouvelle‑Guinée

En février 2026, la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée s’est engagée politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le Groupe Asie/Pacifique afin de renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT. Depuis l’adoption de son REM en septembre 2024, la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée a progressé sur certaines actions recommandées, notamment en rendant opérationnelle et en renforçant l’autorité de lutte contre la corruption, en élaborant une évaluation nationale des risques et en automatisant la communication des mises à jour des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies aux agences gouvernementales concernées et aux entités déclarantes. La Papouasie‑Nouvelle‑Guinée continuera à travailler avec le GAFI pour mettre en œuvre son plan d’action en : (1) améliorant sa compréhension des risques de BC et en approuvant le plan stratégique national LBC/FT/FP ; (2) sollicitant  de manière proactive une coopération internationale afin d’identifier et de tracer les avoirs criminels à l’étranger ; (3) améliorant le contrôle fondé sur le risque des banques, des prestataires de STVF et des opérateurs de change, ainsi que des EPNFD à plus haut risque ; (4) démontrant une augmentation des enquêtes et des poursuites en matière de BC ; (5) démontrant une augmentation du gel/saisie et de la confiscation des produits et instruments du crime ainsi que des biens d’une valeur équivalente ; (6) organisant des formations à destination des autorités compétentes afin de renforcer leur compréhension de la mise en œuvre des sanctions financières ciblées liées au FP ; (7) remédiant aux lacunes de conformité technique, notamment en ce qui concerne l’incrimination du BC, l’incrimination du FT, les sanctions financières ciblées liées au FP, les personnes politiquement exposées et la déclaration des opérations suspectes.

 

 

soudan du sud

Depuis juin 2021, date à laquelle le Soudan du Sud s’est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GABAOA afin de renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT, le Soudan du Sud a pris des mesures visant à améliorer son régime de LBC/FT, notamment en menant des actions de sensibilisation afin de développer une compréhension commune, parmi les parties prenantes concernées, des principaux risques de BC/FT, y compris ceux liés aux personnes morales et au secteur des OBNL. Le Soudan du Sud a également élaboré des politiques et stratégies LBC/FT/FP fondées sur les résultats de l’évaluation nationale des risques et a accéléré la mise en œuvre de plans visant à diffuser les orientations LBC/FT auprès des institutions financières. Les autorités chargées des enquêtes et des poursuites pénales, les autorités d’enquête et le pouvoir judiciaire ont été dotés des ressources humaines, techniques et financières nécessaires, ainsi que de formations. Le Soudan du Sud devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action, notamment en : (1) veillant à ce que les autorités compétentes soient convenablement structurées et dotées des capacités nécessaires pour mettre en œuvre une approche fondée sur les risques en matière de contrôle LBC/FT des institutions financières ; (2) développant un cadre juridique complet pour collecter et vérifier l’exactitude des informations sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales ; (3) finalisant la mise en œuvre opérationnelle d’une CRF pleinement fonctionnelle et indépendante ; (4) établissant et mettant en œuvre le cadre juridique et institutionnel nécessaire à l’application des sanctions financières ciblées conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives au terrorisme et au financement de la prolifération des armes de destruction massive ; et (5) commençant à mettre en œuvre une surveillance ciblée et fondée sur les risques des OBNL exposées au risque d’abus à des fins de FT.

Le GAFI constate les progrès limités réalisés par le Soudan du Sud dans le cadre de son plan d’action, toutes les échéances étant désormais dépassées et du travail restant à être accompli. Le GAFI encourage de nouveau le Soudan du Sud à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier aux défaillances stratégiques susmentionnées dès que possible et à faire preuve d’un engagement politique et institutionnel fort pour renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT, notamment en soutenant l’agence principale de coordination des efforts nationaux en matière de LBC/FT.

 

 

Syrie

(Déclaration de février 2023)

Depuis février 2010, date à laquelle la Syrie s'est engagée politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN pour remédier à ses défaillances stratégiques en matière de LBC/FT, la Syrie a réalisé des progrès pour améliorer son régime de LBC/FT. En juin 2014, le GAFI a déterminé que la Syrie avait substantiellement complété son plan d'action au niveau technique, notamment en incriminant le financement du terrorisme et en établissant des procédures de gel des actifs terroristes. Bien que le GAFI ait déterminé que la Syrie a achevé son plan d’action, le GAFI n'a pas été en mesure d'effectuer une visite sur place afin de confirmer si le processus de mise en œuvre des réformes et actions requises a débuté et est maintenu, en raison de la situation sécuritaire. Le GAFI continuera à suivre la situation et effectuera une visite sur place dès que possible.

 

 

venezuela

En juin 2024, le Venezuela s’est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GAFIC afin de renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT. Le Venezuela devrait continuer de mettre en œuvre son plan d’action du GAFI en :(1) renforçant sa compréhension des risques de BC/FT, y compris en ce qui concerne le FT et les personnes morales et constructions juridiques ;(2) veillant à ce que l’ensemble des institutions financières et des EPNFD soient soumises à des mesures de LBC/FT et à un contrôle fondé sur le risque ;(3) veillant à ce que des informations satisfaisantes, exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs soient accessibles en temps opportun ;(4) renforçant les ressources de la CRF et en améliorant l’utilisation du renseignement financier par les autorités compétentes ;(5) renforçant les enquêtes et les poursuites en matière de BC/FT ;(6) veillant à ce que les mesures visant à prévenir l’utilisation abusive des OBNL à des fins de FT soient ciblées, proportionnées et fondées sur les risques, et qu’elles ne perturbent ni ne découragent les activités légitimes au sein du secteur des OBNL ; et(7) mettant en œuvre sans délai des sanctions financières ciblées liées au FT et au FP.

Le GAFI est particulièrement préoccupé par l’approche du Venezuela en matière de surveillance du secteur des OBNL. Le GAFI appelle le Venezuela à envisager d’urgence si certaines sections de la loi de novembre 2024 sur les OBNL doivent être réexaminées et potentiellement modifiées afin d’être conformes à l’approche fondée sur les risques du GAFI pour la surveillance du secteur des OBNL, ainsi qu’aux meilleures pratiques du GAFI relatives à la Recommandation 8.

 

 

vietnam

Depuis juin 2023, date à laquelle le Vietnam s’est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GAP afin de renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT, le Vietnam a pris certaines mesures pour améliorer son dispositif de LBC/FT, notamment en améliorant la coordination et la coopération nationales au niveau opérationnel. Le Vietnam devrait continuer de mettre en œuvre son plan d’action du GAFI, notamment en :(1) améliorant la compréhension des risques ; (2) renforçant la coopération internationale ;(3) mettant en œuvre un contrôle efficace fondé sur les risques pour les institutions financières et les EPNFD ;(4) prenant des mesures pour réglementer les actifs virtuels et les prestataires de services sur actifs virtuels ;(5) remédiant aux défaillances techniques en matière de conformité, notamment en ce qui concerne l’infraction de BC, les sanctions financières ciblées, le devoir de vigilance relatif à la clientèle et la déclaration des opérations suspectes ;(6) menant des activités de sensibilisation avec le secteur privé ;(7) établissant un régime qui fournit aux autorités compétentes des informations satisfaisantes, exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs ;(8) améliorant la qualité et la quantité des analyses et des diffusions de renseignements financiers ; (9) donnant la priorité aux enquêtes financières parallèles et en démontrant une augmentation du nombre d’enquêtes et de poursuites en matière de BC ; et (10) démontrant qu’il existe un contrôle des institutions financières et des EPNFD relatif aux obligations en matière de sanctions financières ciblées liées au FP et qu’il existe une coopération et une coordination entre les autorités afin d’éviter que ces sanctions ne soient contournées.

Le GAFI exhorte vivement le Vietnam à mettre rapidement en œuvre de son plan d’action afin de remédier dès que possible aux défaillances stratégiques mentionnées ci‑dessus, toutes les échéances étant arrivées à expiration en mai 2025.

 

 

îles vierges britanniques

Depuis juin 2025, date à laquelle les Îles Vierges britanniques se sont engagées politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GAFIC afin de renforcer l’efficacité de leur régime de LBC/FT, les Îles Vierges britanniques ont pris des mesures pour améliorer leur régime de LBC/FT, notamment en renforçant les contrôles d’aptitude et d’honorabilité, en veillant à ce que les informations de base sur les personnes morales soient accessibles au public, et en sensibilisant aux modalités d’utilisation abusive des personnes morales à des fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Les Îles Vierges britanniques devrait continuer de mettre en œuvre son plan d’action du GAFI en: (1) améliorant le contrôle fondé sur le risque des PSTS, des entreprises d’investissement et des PSAV ; (2) veillant à ce que des informations exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs soient disponibles aux autorités compétentes et que les manquements aux obligations soient sanctionnés ; (3) améliorant la qualité des DAS et en veillant à ce que les déclarations se fassent conformément au profil de risques; (4) poursuivant systématiquement les enquêtes et poursuites de BC conformément aux risques; (5) augmentant les saisies et la confiscation des produits d’origine criminelle; et (6) opérationnalisant le nouveau dispositif de gestion des avoirs.

 

 

yemen

(Déclaration de février 2023)

Depuis février 2010, date à laquelle le Yémen s'est engagé politiquement à haut niveau à travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN pour remédier à ses défaillances stratégiques en matière de LBC/FT, le Yémen a réalisé des progrès pour améliorer son régime de LBC/FT. En juin 2014, le GAFI a déterminé que le Yémen avait substantiellement traité son plan d'action au niveau technique, notamment en : (1) incriminant de manière satisfaisante le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; (2) établissant des procédures permettant d'identifier et de geler les actifs terroristes ; (3) améliorant ses obligations de vigilance relative à la clientèle et de déclaration des opérations suspectes ; (4) publiant des lignes directrices ; (5) développant les capacités de surveillance et de contrôle des autorités de contrôle du secteur financier et de la cellule de renseignement financier ; et en (6) établissant une cellule de renseignement financier pleinement opérationnelle et fonctionnant de manière efficace. Bien que le GAFI ait déterminé que le Yémen a achevé son plan d'action, le GAFI n'a pas été en mesure d'effectuer une visite sur place afin de confirmer si le processus de mise en œuvre des réformes et actions requises a débuté et est maintenu en raison de la situation sécuritaire. Le GAFI continuera à suivre la situation et effectuera une visite sur place dès que possible.

 

 

 

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