Les juridictions faisant l’objet d’une surveillance renforcée travaillent activement avec le GAFI afin de résoudre les défaillances stratégiques de leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Lorsqu’une juridiction est placée sous surveillance renforcée par le GAFI, cela signifie que le pays s’est engagé à résoudre rapidement les défaillances stratégiques identifiées dans les délais convenus et fait l’objet d’une surveillance renforcée. Cette liste est souvent désignée par des sources externes comme la « liste grise ».
Le GAFI et les organismes régionaux de type GAFI (ORTG) continuent de travailler avec les juridictions ci‑après, qui rendent compte des progrès accomplis dans la résolution de leurs défaillances stratégiques. Le GAFI appelle ces juridictions à achever leurs plans d’action rapidement et dans les délais convenus. Le GAFI salue leur engagement et suivra de près leurs progrès. Le GAFI n’appelle pas à l’application de mesures de vigilance renforcées à l’égard de ces juridictions. Les normes du GAFI n’envisagent pas l’évitement des risques (de‑risking), ni l’exclusion de catégories entières de clients, mais préconisent l’application d’une approche fondée sur les risques. Le GAFI encourage donc ses membres et toutes les juridictions à prendre en compte les informations présentées ci‑après dans leur analyse des risques. Lorsque les pays envisagent de prendre des mesures sur la base de leur analyse des risques, en tenant compte des informations ci‑dessous, ils doivent veiller à ce que les flux de fonds destinés à l’aide humanitaire, aux activités légitimes des organisations à but non lucratif (OBNL) et aux envois de fonds ne soient ni perturbés ni découragés. Les pays doivent également tenir compte de leurs obligations internationales au titre de la résolution 2761 (2024) du Conseil de sécurité des Nations Unies concernant les exemptions humanitaires aux mesures de gel des avoirs imposées par les régimes de sanctions des Nations Unies.
Le GAFI identifie régulièrement d’autres juridictions dont les dispositifs présentent des défaillances stratégiques en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Un certain nombre de juridictions n’ont pas encore été évaluées par le GAFI ou leurs ORTG, mais le seront en temps voulu.
Le GAFI accorde une certaine flexibilité aux juridictions ne faisant pas face à des échéances immédiates, leur permettant de rendre compte des progrès réalisés sur une base volontaire. Depuis octobre 2025, les progrès des pays suivants ont été examinés par le GAFI : Algérie, Angola, Bolivie, Bulgarie, Cameroun, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Kenya, République démocratique populaire lao, Liban, Monaco, Namibie, Népal, Soudan du Sud, Venezuela, Vietnam, Îles Vierges britanniques et Yémen. Pour ces pays, des déclarations actualisées figurent ci‑après. Haïti et la Syrie ont choisi de reporter leur rapport ; les déclarations publiées précédemment pour ces juridictions sont donc reprises ci‑dessous, sans nécessairement refléter la situation la plus récente de leurs dispositifs LBC/FT. À l’issue de l’examen, le GAFI a également identifié le Koweït et la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée.