"liste grise"

Paris, 19 juin, 2026

Les juridictions faisant l'objet d'une surveillance renforcée travaillent activement avec le GAFI pour remédier aux défaillances stratégiques de leur régime de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Lorsque le GAFI place une juridiction sous surveillance renforcée, cela signifie que le pays s'est engagé à résoudre rapidement les défaillances stratégiques identifiées dans les délais convenus et qu'il fait l'objet d'une surveillance renforcée. Cette liste est aussi connue sous le nom de « liste grise».

Le GAFI et les organismes régionaux de type GAFI (ORTG) continuent de travailler avec les juridictions ci-dessous qui rendent compte des progrès accomplis dans la résolution de leurs défaillances stratégiques. Le GAFI appelle ces juridictions à achever leurs plans d'action rapidement et dans les délais convenus. Le GAFI salue leur engagement et suivra de près leurs progrès. Le GAFI n'appelle pas à l'application de mesures de vigilance renforcées à l'égard de ces juridictions. Les normes du GAFI n'envisagent pas l’écartement des risques (de-risking) ou d'exclure des catégories entières de clients, mais préconisent l'application d'une approche fondée sur les risques. Par conséquent, le GAFI encourage ses membres et toutes les juridictions à prendre en compte les informations présentées ci-dessous dans leur analyse des risques. Lorsque les pays envisagent de prendre des mesures sur la base de leur analyse des risques en tenant compte des informations ci-dessous, ils doivent veiller à ce que les flux de fonds destinés à l'aide humanitaire, aux activités légitimes des OBNL et aux transferts de fonds ne soient ni interrompus ni découragés. Les pays doivent également tenir compte de leurs obligations internationales au titre de la résolution 2761 (2024) du Conseil de sécurité des Nations unies sur les dérogations humanitaires aux mesures de gel des avoirs imposées par les régimes de sanctions des Nations unies.

Le GAFI identifie régulièrement d'autres juridictions dont les régimes présentent des défaillances stratégiques en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Un certain nombre de juridictions n'ont pas encore été examinées par le GAFI ou leur ORTG, mais le seront en temps voulu.

Le GAFI offre une certaine souplesse aux juridictions qui ne sont pas confrontées à des échéances immédiates pour rendre compte de leurs progrès sur une base volontaire. Les pays suivants ont vu leurs progrès examinés par le GAFI depuis juin 2025 : l’Algérie, l’Angola, la Bolivie, la Bulgarie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Haïti, les Iles Vierges britanniques, le Kenya, le Liban, Monaco, la Namibie, le Népal, la République démocratique du Congo, la République démocratique populaire lao, le Soudan du Sud, la Syrie, le Venezuela, le Vietnam, et le Yémen. Pour ces pays, des déclarations actualisées sont présentées ci-dessous. Le Koweït et le Papouasie-Nouvelle-Guinée ont choisi de reporter leur rapport ; par conséquent, les déclarations publiées précédemment pour ces juridictions sont incluses ci-dessous, mais elles ne reflètent pas nécessairement l'état le plus récent des régimes de LBC/FT de ces juridictions. Après examen, le GAFI identifie désormais également la Bosnie-Herzégovine et l’Irak.

 

 

angola

Depuis octobre 2024, l’Angola a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GABAOA afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, l’Angola a pris des mesures pour améliorer son dispositif en renforçant sa compréhension des risques de BC/FT. L’Angola devrait poursuivre sa collaboration avec le GAFI afin de mettre en œuvre son plan d’action du GAFI en : (1) améliorant la supervision fondée sur les risques des institutions financières non bancaires et des EPNFD ; (2) assurant que les autorités compétentes disposent d’un accès à des informations adéquates, exactes et à jour  sur les bénéficiaires effectifs et à ce que les manquements aux obligations soient traités de manière appropriée ;(3) démontrant une augmentation du nombre d’enquêtes et de poursuites en matière de BC ; (4) démontrant sa capacité à identifier, enquêter et poursuivre les infractions de FT ; et (5) en démontrant un processus efficace pour mettre en œuvre sans délai des sanctions financières ciblées.

 

 

BoliviE

Depuis juin 2025, date à laquelle la Bolivie a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GAFILAT afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, la Bolivie a pris des mesures pour améliorer son dispositif. La Bolivie devrait continuer à travailler à la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI en : (1) veillant à ce que les techniques spéciales d’enquête pertinentes puissent être utilisées dans les enquêtes de BC ; (2) mettant en œuvre une supervision fondée sur les risques des agents immobiliers, des avocats, des comptables et des négociants en métaux précieux et pierres précieuses; (3) veillant à ce que les manquements aux obligations relatives aux bénéficiaires effectifs soient sanctionnés ; et (4) augmentant les enquêtes et les poursuites en matière de BC, conformément aux risques du pays (y compris d’autres infractions sous-jacentes à haut risque, en plus de la corruption et du trafic de stupéfiants).

 

 

Bosnie-Herzégovine

En juin 2026, la Bosnie-Herzégovine a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et MONEYVAL afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT. Depuis l’adoption de son REM en décembre 2024, la Bosnie-Herzégovine a réalisé des progrès dans la mise en œuvre des actions recommandées par ce rapport, notamment en élaborant une stratégie globale de LBC/FT, en développant des lignes directives à l’intention des institutions financières et des EPNFD sur leurs obligations en matière de LBC/FT, et en améliorant le partage et l’utilisation des renseignements financiers. La Bosnie-Herzégovine continuera de travailler avec le GAFI pour mettre en œuvre son plan d’action en : (1) approfondissant davantage sa compréhension des risques de BC/FT ; (2) adoptant des politiques visant à recourir de manière systématique à la coopération internationale ; (3) renforçant la compréhension des risques de BC/FT par les autorités chargées de la supervision des notaires, en assurant une supervision cohérente des EPNFD en matière de LBC/FT et en imposant au secteur bancaire des sanctions proportionnées, dissuasives et efficaces ; (4) veillant à la disponibilité en temps utile d’informations exactes et à jour sur les informations de base et les bénéficiaires effectifs ; (5) fournissant un retour d’information ciblé sur la qualité des déclarations d’opérations suspectes; (6) démontrant une augmentation des enquêtes et des poursuites en matière de BC ; (7) démontrant que des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives sont appliquées en cas de manquement aux régimes spécifiques de déclaration de liquidités transfrontalières ; (8) démontrant qu’elle poursuit de manière proactive des affaires de FT et en clarifiant l’interprétation de l’infraction de FT ; et (9) veillant à ce que ses autorités de supervision puissent appliquer l’ensemble des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas de manquement aux obligations liées aux sanctions financières ciblées en matière de FP et FT.

 

 

BulgariE

En octobre 2023, la Bulgarie a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et MONEYVAL afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT.  Lors de sa réunion plénière de juin 2026, le GAFI a conclu, à titre préliminaire, que la Bulgarie a en grande partie achevé la mise en œuvre de son plan d’action et qu’une visite sur place est justifiée afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes en matière de LBC/FT a bien commencé et se poursuit dans la durée, et que l’engagement politique nécessaire reste en place pour en assurer la poursuite à l’avenir. La Bulgarie a mis en œuvre les réformes suivantes : (1) mise en œuvre de sa stratégie nationale de LBC/FT par l’adoption d’un plan d’action complet ; (2) correction des lacunes restantes en matière de conformité technique ;(3) démonstration d’une mise en œuvre initiale de la supervision fondée sur les risques pour les opérateurs de mandats postaux, les prestataires de services de change et les agents immobiliers, ainsi que mise en place de contrôles d’accès au marché pour les PSAV et les opérateurs de mandats postaux ; (4) garantie de l’exactitude et de l’actualité des informations relatives aux bénéficiaires effectifs détenues dans le registre ; (5) finalisation de la mise en œuvre du système automatisé afin de garantir une priorisation plus automatique des déclarations d’opérations suspectes ; (6) amélioration des enquêtes et des poursuites concernant différents types de blanchiment de capitaux conformément aux risques identifiés, y compris la corruption à grande échelle et la criminalité organisée ; (7) prise en compte de la confiscation en tant qu’objectif de politique publique ; (8) garantie de la capacité à mener des enquêtes financières parallèles dans toutes les enquêtes relatives au terrorisme ; (9) correction des lacunes dans les cadres relatifs aux sanctions financières ciblées en matière de FT et de FP; et (10) identification du sous-ensemble des OBNL les plus vulnérables aux abus liés au financement du terrorisme et démonstration d’une mise en œuvre initiale d’un suivi fondé sur les risques afin de prévenir ces abus.

 

 

CameroUn

Depuis juin 2023, date à laquelle le Cameroun a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GABAC afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, le Cameroun a pris des mesures pour améliorer son dispositif, en démontrant une augmentation de la diffusion des renseignements financiers pour soutenir les besoins opérationnels des autorités compétentes et en accordant la priorité à la saisie et à la confiscation des avoirs aux frontières. Le Cameroun devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) renforçant la supervision fondée sur les risques des banques et en mettant en œuvre une supervision efficace fondée sur les risques pour les institutions financières non bancaires et les EPNFD, ainsi qu’en menant des actions de sensibilisation appropriées auprès des IF et EPNFD à haut risque ; (2) renforçant l’échange sécurisé d’informations entre la CRF, les entités déclarantes et les autorités compétentes ; (3) mettant en œuvre des politiques et procédures de saisie et de confiscation des produits et instruments du crime, ainsi que de gestion des biens gelés, saisis et confisqués ; (4) démontrant une mise en œuvre effective des régimes de sanctions financières ciblées en matière de FT et de FP, et appliquant une approche fondée sur les risques aux OBNL sans perturber leurs activités légitimes.

Le GAFI note que le Cameroun a continué à progresser dans la mise en œuvre de son plan d’action, toutefois, tous les délais sont désormais expirés et des travaux restent à accomplir. Le GAFI encourage le Cameroun à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier dès que possible aux défaillances stratégiques mentionnées ci-dessus.

 

 

côte d'ivoire

En octobre 2024, la Côte d’Ivoire a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GIABA afin de renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT. Lors de sa session plénière de juin 2026, le GAFI a conclu à titre préliminaire que la Côte d’Ivoire avait en grande partie mené à bien son plan d’action et qu’une visite sur place était justifiée afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes en matière de LBC/FT a bien débuté et se poursuit, et que l’engagement politique nécessaire reste en place afin d’en garantir la poursuite à l’avenir.  La Côte d’Ivoire a mis en œuvre les réformes suivantes : (1) le renforcement du recours à la coopération internationale dans le cadre des enquêtes et des poursuites en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ; (2) l’amélioration de la mise en œuvre d’une supervision fondée sur les risques des institutions financières et des entreprises et professions non financières désignées, et la conduite de campagnes de sensibilisation pour améliorer la conformité ; (3) l’amélioration de la vérification et de l’accès aux informations de base et aux informations sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales, et l’application de sanctions en cas de violation ; (4) le renforcement de l’utilisation des renseignements financiers par les autorités chargées de l’application de la loi et l’amélioration de leur diffusion par la CRF ; (5) la démonstration d’une augmentation soutenue du nombre d’enquêtes et de poursuites en matière de BC et de FT de différents types, conformément au profil de risque du pays ; et (6) le renforcement du cadre des sanctions financières ciblées.

 

 

haïti

Depuis juin 2021, date à laquelle Haïti a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GAFIC afin de renforcer l'efficacité de son dispositif de LBC/FT, Haïti a pris des mesures pour améliorer son dispositif, notamment en finalisant son évaluation des risques de BC/FT et en en diffusant les conclusions. Le GAFI reconnaît l’engagement politique exprimé au plus haut niveau ainsi que les efforts déployés par Haïti pour faire progresser cet engagement dans un contexte marqué par une situation sociale, économique et sécuritaire difficile dans le pays. Haïti devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) mettant en œuvre une supervision LBC/FT fondée sur les risques pour les EPNFD présentant un risque plus élevé de BC/FT; (2) veillant à ce que les informations de base et sur les bénéficiaires effectifs soient conservées et accessibles en temps utile ; (3) démontrant que les autorités identifient, enquêtent et poursuivent les affaires de blanchiment de capitaux conformément au profil de risque d’Haïti ; (4) démontrant une augmentation de l’identification, de la localisation et du recouvrement des produits du crime ; (5) remédiant aux défaillances techniques de son régime de sanctions financières ciblées ; (6) assurant un suivi approprié fondé sur les risques des OBNL vulnérables aux abus liés au financement du terrorisme, sans perturber ni décourager les activités légitimes des OBNL.

Le GAFI note les progrès continus d’Haïti dans la mise en œuvre de son plan d’action, cependant, tous les délais sont désormais expirés et des travaux restent à accomplir. Le GAFI encourage Haïti à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier aux défaillances stratégiques mentionnées ci-dessus.

 

 

ÎLES VIERGES (Royaume-Uni)

Depuis juin 2025, date à laquelle les îles Vierges Britanniques ont pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GAFIC afin de renforcer l’efficacité de leur dispositif de LBC/FT, celles-ci ont pris des mesures pour améliorer leur dispositif, notamment en rendant opérationnel le nouveau cadre de gestion des avoirs. Les îles Vierges devraient poursuivre la mise en œuvre de leur plan d’action du GAFI, notamment en : (1) renforçant la supervision fondée sur les risques des prestataires de services aux sociétés et fiducies, des entreprises d’investissement et des PSAV ; (2) veillant à ce que des informations exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs soient disponibles pour les autorités compétentes, et en sanctionnant les manquements à ces obligations ; (3) améliorant la qualité des déclarations d’activités suspectes et en veillant à ce que les déclarations soient en cohérence avec le profil de risque ; (4) poursuivant de manière systématique les enquêtes et les poursuites en matière de BC econformément au profil de risque ; et (5) augmentant les saisies et les confiscations des produits du crime.

 

 

IRAK

En juin 2026, l’Iraq a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT. Depuis l’adoption de son REM en novembre 2024, l’Iraq a réalisé des progrès dans la mise en œuvre des actions recommandées par ce rapport, notamment en mettant en place des contrôles d’accès au marché pour empêcher les criminels et les terroristes d’accéder à des secteurs importants, en fournissant des orientations et en menant des actions de sensibilisation à destination des institutions financières non bancaires et des EPNFD, en introduisant des mesures visant à atténuer les risques dans le secteur immobilier, et en renforçant la compréhension des autorités quant à l’utilisation abusive des personnes morales à des fins de BC/FT. L’Iraq continuera de travailler avec le GAFI à la mise en œuvre de son plan d’action en : (1) renforçant sa compréhension des risques spécifiques de BC/FT et en adoptant des mesures préventives appropriées fondées sur les risques ; (2) renforçant la détection des services informels de transfert de fonds ou de valeurs, en établissant un cadre législatif pour les PSAV et en appliquant des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas de manquement aux obligations de LBC/FT ; (3) veillant à ce que les IF et les EPNFD appliquent les sanctions financières ciblées et les mesures relatives aux PPE ; (4) augmentant la quantité et la qualité des déclarations d’opérations suspectes , avec un accent sur les secteurs à haut risque  et en démontrant un recours accru aux informations financières, en particulier en ce qui concerne les EPNFD ; (5) renforçant la mise en œuvre fondée sur les risques des mesures relatives aux bénéficiaires effectifs; (6) menant davantage d’enquêtes et de poursuites en matière de BC et en réexaminant les peines appliquées dans les affaires de BC ; (7) menant davantage d'enquêtes et de poursuites en matière de FT liées à des risques spécifiques de FT et résoudre les problèmes techniques de conformité relatifs à l’infraction de FT ; (8) développant une compréhension solide du secteur des OBNL et des risques de financement du terrorisme qui lui sont associés, et en mettant en œuvre des mesures fondées sur les risques tout en évitant de perturber indûment ou de produire d’autres effets non intentionnels sur les activités légitimes des OBNL ; et (9) en renforçant sa capacité à identifier et à lutter contre le contournement des sanctions financières ciblées en matière de FP.

 

 

kenya

Depuis février 2024, date à laquelle le Kenya a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et l’ESAAMLG afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, le Kenya a pris des mesures pour améliorer son dispositif, notamment en renforçant la compréhension des sanctions financières ciblées par les IF et les EPNFD. Le Kenya devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) améliorant la supervision LBC/FT fondée sur les risques des IF et des EPNFD ; (2) renforçant la compréhension des mesures préventives par les IF et les EPNFD, notamment afin d’accroître le nombre de déclarations d’opérations suspectes; (3) désignant une autorité chargée de la réglementation des trusts et de la collecte d’informations exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs, et en mettant en œuvre des mesures correctives en cas de manquement aux obligations de transparence applicables aux personnes morales et aux constructions juridiques; (4) améliorant l’utilisation et la qualité des produits de renseignement financier ; (5) augmentant le nombre d’enquêtes et de poursuites en matière de BC conformément aux risques ; (6) alignant le cadre des sanctions financières ciblées en conformité avec la Recommandation 6 et en assurant sa mise en œuvre effective ; et
(7) révisant le cadre de réglementation et de supervision des OBNL afin de garantir que les mesures d’atténuation soient fondées sur les risques et ne perturbent ni ne découragent les activités légitimes des OBNL.

 

 

KOwËit

(Communiqué de février 2026)

 

En février 2026, le Koweït a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Depuis l’adoption de son rapport d’évaluation mutuelle en juin 2024, le Koweït a réalisé des progrès significatifs dans la mise en œuvre de la grande majorité des actions recommandées, notamment en adoptant une nouvelle stratégie nationale LBC/FT/FP, en améliorant davantage son cadre de conformité technique relatif aux sanctions financières ciblées liées au FT et au FP, en renforçant sa compréhension des risques de BC et FT, et en menant des actions de sensibilisation et de supervision fondés sur les risques à l’égard des IF et EPNFD. Le Koweït continuera à travailler avec le GAFI à la mise en œuvre de son plan d’action, notamment en : (1) renforçant les actions de sensibilisation auprès des agents immobiliers et des négociants en métaux et pierres précieux concernant la déclaration des opérations suspectes, y compris par la diffusion d’indicateurs sectoriels de BC/FT ; (2) veillant à ce que les informations relatives aux bénéficiaires effectifs figurant dans le registre soient exactes, et en appliquant, le cas échéant, des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas d’informations inexactes ; (3) augmentant les enquêtes et poursuites en matière de blanchiment de capitaux liées aux mouvements transfrontaliers de devises et d’instruments négociables au porteur.

 

 

lIBAN

En octobre 2024, le Liban a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, malgré les défis que représentent la situation sociale, économique et sécuritaire du pays.  Le Liban devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances  stratégiques, notamment en : (1) menant des évaluations des risques spécifiques de FT et de BC identifiés dans le REM et en veillant à ce que des politiques et mesures soient en place pour atténuer ces risques ; (2) améliorant les mécanismes visant à garantir l’exécution efficace et en temps opportun des demandes d’entraide judiciaire, d’extradition et de recouvrement des avoirs ; (3) renforçant la compréhension des risques par les EPNFD et en appliquant des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas de manquement aux obligations de LBC/FT ; (4) veillant à ce que les informations sur les bénéficiaires effectifs soient à jour et à ce que des sanctions adéquates et des mesures d’atténuation des risques soient en place pour les personnes morales ; (5) renforçant l’utilisation par les autorités compétentes des produits de la CRF et des renseignements financiers ; (6) démontrant une augmentation soutenue des enquêtes, des poursuites et des décisions judiciaires relatives aux différents types de BC, conformément aux risques ; (7) améliorant son approche du recouvrement d’avoirs et en identifiant et saisissant les mouvements transfrontaliers illicites de devises et de métaux et pierres précieux ; (8) menant des enquêtes en matière de FT et en partageant des informations avec des partenaires étrangers concernant ces enquêtes, comme le prévoit le REM ; (9) renforçant la mise en œuvre des sanctions financières ciblées sans délai, en particulier au sein des EPNFD et de certaines institutions financières non bancaires ; et
(10) mettant en œuvre un suivi ciblé et fondé sur les risques des OBNL à haut risque, sans perturber ni décourager les activités légitimes des OBNL.

 

 

MONACO

En juin 2024, Monaco a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le MONEYVAL afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT. Lors de sa session plénière de juin 2026, le GAFI a conclu à titre préliminaire que Monaco avait en grande partie mené à bien son plan d’action et qu’une visite sur place était justifiée afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes en matière de LBC/FT a bien débuté et se poursuit, et que l’engagement politique nécessaire reste en place afin d’en garantir la poursuite à l’avenir. Monaco a mis en œuvre les réformes suivantes : (1) le renforcement de la compréhension des risques en matière de BC et de fraude fiscale commise à l’étranger ; (2) la démonstration d’une augmentation soutenue des demandes de coopération sortantes visant à identifier et obtenir la saisie d’avoirs criminels à l’étranger ; (3) le renforcement de l’application des sanctions en cas de manquement aux obligations de LBC/FT ainsi qu’aux exigences relatives aux informations de base et aux bénéficiaires effectifs ; (4) l’achèvement de son programme de dotation en ressources de la CRF et l’amélioration de la qualité et de la rapidité des déclarations d’opérations suspectes ; (5) l’amélioration de l’efficacité judiciaire, notamment par l’augmentation des ressources des juges d’instruction et des procureurs, ainsi que par l’application de sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en matière de BC ; (6) l’augmentation des saisies de biens soupçonnés de provenir d’activités criminelles.

 

 

NéPal

Depuis février 2025, date à laquelle le Népal a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le Groupe Asie/Pacifique afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, le Népal a pris des mesures pour améliorer son dispositif en remédiant aux défaillances restantes en matière de conformité technique dans son régime de sanctions financières ciblées relatif au FT et FP. Le Népal devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) améliorant sa compréhension des principaux risques de BC/FT ; (2) améliorant la supervision fondée sur les risques des banques commerciales, des coopératives présentant un risque plus élevé, des casinos, des négociants en métaux précieux et pierres précieuses et du secteur immobilier ; (3) démontrant l’identification et la sanction des prestataires illégaux de services de transfert de fonds ou de valeurs présentant une importance significative, sans entraver l’inclusion financière ; (4) renforçant les capacités et la coordination des autorités compétentes pour mener des enquêtes en matière de BC ; (5) démontrant une augmentation des enquêtes et des poursuites en matière de BC ; et
(6) en démontrant la mise en œuvre de mesures visant à identifier, tracer, immobiliser, saisir et, le cas échéant, confisquer les produits et instruments du crime conformément au profil de risque.

 

 

Papouasie-Nouvelle-Guinée

(Communiqué de février 2026)

 

En février 2026, la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée a pris un engagement politique de haut niveau à travailler avec le GAFI et le Groupe Asie/Pacifique afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT. Depuis l’adoption de son REM en septembre 2024, la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée a progressé sur certaines actions recommandées, notamment en rendant opérationnelle et en renforçant l’autorité de lutte contre la corruption, en élaborant une évaluation nationale des risques et en automatisant la communication des mises à jour des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies aux agences gouvernementales concernées et aux entités déclarantes. La Papouasie‑Nouvelle‑Guinée continuera à travailler avec le GAFI pour mettre en œuvre son plan d’action en : (1) améliorant sa compréhension des risques de BC et en approuvant le plan stratégique national LBC/FT/FP ; (2) sollicitant  de manière proactive la coopération internationale afin d’identifier et de tracer les avoirs criminels à l’étranger ; (3) améliorant la supervisionfondée sur le risque des banques, des prestataires de STVF et des opérateurs de change, ainsi que des EPNFD à plus haut risque ; (4) démontrant une augmentation des enquêtes et des poursuites en matière de BC ; (5) démontrant une augmentation du gel/saisie et de la confiscation des produits et instruments du crime ainsi que des biens d’une valeur équivalente ; (6) organisant des formations à destination des autorités compétentes afin de renforcer leur compréhension de la mise en œuvre des sanctions financières ciblées liées au FP ; (7) remédiant aux lacunes de conformité technique, notamment en ce qui concerne l’incrimination du BC, l’incrimination du FT, les sanctions financières ciblées liées au FP, les personnes politiquement exposées et la déclaration des opérations suspectes.

 

 

République Démocratique du Congo

En octobre 2022, la RDC a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GABAC afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT. Lors de sa session plénière de juin 2026, le GAFI a conclu à titre préliminaire que la RDC avait en grande partie mené à bien son plan d’action et qu’une visite sur place était justifiée afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes en matière de LBC/FT a bien débuté et se poursuit, et que l’engagement politique nécessaire reste en place afin d’en garantir la poursuite à l’avenir. La RDC a mis en œuvre les réformes suivantes : (1) la finalisation de l’ENR de BC et de FT et l’adoption d’une stratégie nationale de LBC/FT ; (2) la désignation d’autorités de surpervision pour tous les secteurs des EPNFD, ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de supervision fondé sur les risques ; (3) la dotation adéquate de ressources à la CRF et le renforcement de ses capacités à mener des analyses opérationnelles et stratégiques; (4) le renforcement des capacités des autorités chargées des enquêtes et des poursuites en matière de BC/FT ; et (5) la démonstration d’une mise en œuvre effective des sanctions financières ciblées liées au FT et au FP.

Compte tenu de la situation actuelle en matière de santé publique en RDC, le GAFI suivra l’évolution de la situation afin de s’assurer que toute évaluation sur place puisse se dérouler dans des conditions sûres.

 

 

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

En février 2025, la République démocratique populaire lao a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le Groupe Asie‑Pacifique afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT. La RDP lao devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) renforçant sa compréhension des risques de BC/FT ; (2) améliorant la supervision fondée sur les risques des casinos, des banques et des entités déclarantes dans les zones économiques spéciales, y compris au moyen de contrôles d’honorabilité et de compétence; (3) améliorant la qualité et la quantité des analyses de renseignement financier ainsi que leur diffusion spontanée aux autorités chargées de l’application de la loi ; (4) veillant à ce que les autorités chargées de l’application de la loi bénéficient de formations et d’orientations en matière de BC ; (5) démontrant une augmentation des enquêtes et des poursuites en matière de BC conformément au profil de risque de la RDP lao, en mettant l’accent sur les infractions comportant une dimension transnationale nécessitant une coopération internationale ; (6) élaborant une politique nationale de confiscation conforme à ses risques de BC/FT ; (7) démontrant que les autorités compétentes concernées prennent des mesures pour identifier, saisir et, le cas échéant, confisquer les produits et instruments du crime conformément au profil de risque ; (8) surveillant le respect par les IF et les EPNFD des obligations en matière de sanctions financières ciblées liées au FP ; (9) remédiant aux défaillances en matière de conformité technique relatives aux Recommandations 6, 7 et 10.

 

 

Soudan du Sud

Depuis juin 2021, date à laquelle le Soudan du Sud a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GABAOA afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, le Soudan du Sud a pris des mesures pour améliorer son dispositif. Le Soudan du Sud devrait continuer à mettre en œuvre son plan d’action, notamment en : (1) veillant à ce que les autorités compétentes soient dotées d’une organisation et de ressources adéquates pour mettre en œuvre une approche fondée sur les risques en matière de supervision LBC/FT des institutions financières ; (2) élaborant un cadre juridique complet permettant de collecter et de vérifier l’exactitude des informations sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales ;
(3) finalisant la mise en œuvre opérationnelle d’une CRF pleinement fonctionnelle et indépendante ; (4) établissant et mettant en œuvre un cadre juridique et institutionnel pour appliquer les sanctions financières ciblées conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives au terrorisme et au financement de la prolifération des armes de destruction massive ; et (5) entamant la mise en œuvre d’une supervision ou d’un suivi ciblé fondé sur les risques des OBNL exposées aux risques d’abus liés au FT.

Le GAFI note les progrès limités du Soudan du Sud dans la mise en œuvre de son plan d’action, tous les délais étant désormais expirés et des travaux restant à accomplir. Le GAFI encourage de nouveau le Soudan du Sud à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier aux défaillances stratégiques mentionnées ci-dessus dans les meilleurs délais et à démontrer un engagement politique et institutionnel fort pour renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, notamment en soutenant l’autorité chef de file en matière de LBC/FT dans la coordination des efforts nationaux.

 

 

sYrie

(Déclaration de février 2023)

 

Depuis février 2010, date à laquelle la Syrie a pris un engagement politique de haut niveau à travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN pour remédier à ses défaillances stratégiques en matière de LBC/FT, la Syrie a réalisé des progrès pour améliorer son dispositif de LBC/FT. En juin 2014, le GAFI a déterminé que la Syrie avait substantiellement complété son plan d'action au niveau technique, notamment en incriminant le financement du terrorisme et en établissant des procédures de gel des avoirs terroristes. Bien que le GAFI ait déterminé que la Syrie avait achevé son plan d’action, le GAFI n'a pas été en mesure d'effectuer une visite sur place afin de confirmer si le processus de mise en œuvre des réformes et actions requises avait débuté et se poursuivait, en raison de la situation sécuritaire. Le GAFI continuera à suivre la situation et effectuera une visite sur place dès que possible.

 

 

VÉNÉZUÉLA

Depuis juin 2024, date à laquelle le Venezuela a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le GAFIC afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, le Venezuela a pris des mesures pour améliorer son dispositif en renforçant l’indépendance et la sécurité de la CRF. Le Venezuela devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI, notamment en : (1) renforçant sa compréhension des risques de BC/FT, y compris en ce qui concerne le FT ainsi que les personnes morales et les constructions juridiques ; (2) veillant à ce que l’ensemble des IF et des EPNFD soient soumises à des mesures de LBC/FT et à une supervision fondée sur les risques ; (3) assurant que des informations adéquates, exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs soient accessibles en temps utile ; (4) renforçant les ressources de la CRF et en améliorant l’utilisation des renseignements financiers par les autorités compétentes ; (5) renforçant les enquêtes et les poursuites en matière de BC/FT ;
(6) veillant à ce que les mesures visant à prévenir l’utilisation abusive des OBNL à des fins de FT soient ciblées, proportionnées et fondées sur les risques, et qu’elles ne perturbent pas ni ne découragent les activités légitimes du secteur ; et (7) mettant en œuvre sans délai les sanctions financières ciblées liées au FT et au FP.

Le GAFI est particulièrement préoccupé par l’approche adoptée par le Venezuela en matière de surveillance du secteur des OBNL. Le GAFI appelle le Venezuela à examiner en urgence si certaines sections de la loi sur les OBNL de novembre 2024 devraient être réexaminées et éventuellement modifiées afin de les aligner sur l’approche fondée sur les risques du GAFI pour la supervision du secteur des OBNL, ainsi que sur les meilleures pratiques du GAFI relatives à la Recommandation 8.

 

 

vIetnam

Depuis juin 2023, date à laquelle le Vietnam a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et le Groupe Asie/Pacifique afin de renforcer l’efficacité de son dispositif de LBC/FT, le Vietnam a pris certaines mesures pour améliorer son dispositif. Le Vietnam devrait poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action du GAFI afin de remédier à ses défaillances stratégiques, notamment en : (1) améliorant sa compréhension des risques ; (2) renforçant la coopération internationale ; (3) mettant en œuvre une supervision efficace fondée sur les risques pour les IF et les EPNFD ; (4) prenant des mesures pour réglementer les actifs virtuels et les PSAV ; (5) remédiant aux défaillances en matière de conformité technique, notamment en ce qui concerne l’infraction de BC, les sanctions financières ciblées, le devoir de vigilance relatif à la clientèle et la déclaration des opérations suspectes; (6) menant des actions de sensibilisation auprès du secteur privé ; (7) mettant en place un régime permettant aux autorités compétentes de disposer d’informations adéquates, exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs ; (8) améliorant la qualité et la quantité des analyses de renseignement financier et de leur diffusion ; (9) accordant la priorité aux enquêtes financières parallèles et en démontrant une augmentation du nombre d’enquêtes et de poursuites en matière de BC ; et (10) en démontrant que les IF et les EPNFD font l’objet d’un suivi en matière de respect des obligations liées aux sanctions financières ciblées en matière de FP et qu’il existe une coopération et une coordination entre les autorités afin de prévenir leur contournement.

Le GAFI exhorte vivement le Vietnam à mettre rapidement en œuvre de son plan d’action afin de remédier dès que possible aux défaillances stratégiques mentionnées ci‑dessus, toutes les échéances étant arrivées à expiration en mai 2025.

 

 

Yémen

(Déclaration de février 2023)

 

Depuis février 2010, date à laquelle le Yémen a pris un engagement politique de haut niveau visant à travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN pour remédier à ses défaillances stratégiques en matière de LBC/FT, le Yémen a réalisé des progrès pour améliorer son dispositif de LBC/FT. En juin 2014, le GAFI a déterminé que le Yémen avait largement traité son plan d'action au niveau technique, notamment en : (1) incriminant de manière satisfaisante le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; (2) établissant des procédures permettant d'identifier et de geler les avoirs terroristes ; (3) améliorant ses obligations de vigilance relative à la clientèle et de déclaration des opérations suspectes ; (4) publiant des lignes directrices ; (5) développant les capacités de supervision et de contrôle des autorités de contrôle du secteur financier et de la cellule de renseignement financier ; et en (6) établissant une cellule de renseignement financier pleinement opérationnelle et fonctionnant de manière efficace. Bien que le GAFI ait déterminé que le Yémen a achevé son plan d'action, le GAFI n'a pas été en mesure d'effectuer une visite sur place afin de confirmer si le processus de mise en œuvre des réformes et actions requises a débuté et est maintenu en raison de la situation sécuritaire. Le GAFI continuera à suivre la situation et effectuera une visite sur place dès que possible.

 

 

Jurisdictions No Longer subject to Increased Monitoring By The FATF

    

ALGÉRIE

Le GAFI se félicite des progrès significatifs réalisés par l’Algérie dans l’amélioration de son régime de LBC/FT. L’Algérie a renforcé l’efficacité de son dispositif de LBC/FT afin de respecter les engagements de son plan d’action portant sur les défaillances stratégiques identifiées par le GAFI en octobre 2024, en : (1) améliorant la supervision fondée sur les risques, en particulier pour les secteurs à haut risque, notamment par l’adoption de nouvelles procédures, d’évaluations des risques, de manuels et de lignes directrices de supervision, ainsi que par la réalisation d’inspections et l’application de sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives ; (2) mettant en place un cadre efficace pour les informations de base et les informations sur les bénéficiaires effectifs ; (3) renforçant son dispositif relatif aux déclarations d’opérations suspectes ; (4) établissant un cadre juridique et institutionnel efficace pour les sanctions financières ciblées en matière de financement du terrorisme ; (5) mettant en œuvre une approche fondée sur les risques pour la supervision des organisations à but non lucratif, sans perturber ni décourager les activités légitimes.

L’Algérie devrait continuer à travailler avec le GAFIMOAN afin de pérenniser les améliorations apportées à son système de LBC/FT.

 

 

Namibie

Le GAFI se félicite des progrès significatifs réalisés par la Namibie dans l’amélioration de son régime de LBC/FT. La Namibie a renforcé l’efficacité de son dispositif de LBC/FT afin de respecter les engagements de son plan d’action relatifs aux défaillances stratégiques identifiées par le GAFI en février 2024, en : (1) renforçant sa supervision LBC/FT fondée sur les risques par l’amélioration des capacités humaines et matérielles, la réalisation d’inspections hors site et sur place fondées sur des outils d’évaluation des risques de supervision, ainsi que l’application de sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas de manquement aux obligations de LBC/FT ; (2) renforçant les mesures préventives au moyen d’inspections et d’actions de sensibilisation afin de garantir que les IF et les EPNFD appliquent des mesures de vigilance renforcée ainsi que les obligations en matière de sanctions financières ciblées liées au FT et au FP sans délai ; (3) augmentant la déclaration des informations sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales et des constructions juridiques, et en appliquant des mesures correctives et/ou des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas de manquement aux obligations relatives aux bénéficiaires effectifs ; (4) dotant la CRF de ressources humaines et financières adéquates, ainsi que de formations, afin d’améliorer ses analyses opérationnelles et stratégiques ; (5) améliorant la coopération entre la CRF et les autorités chargées de l’application de la loi afin de renforcer l’utilisation et l’intégration des renseignements financiers dans les enquêtes ; (6) renforçant les capacités opérationnelles des autorités impliquées dans les enquêtes et les poursuites en matière de BC/FT en leur fournissant des ressources adéquates et des formations ciblées ; (7) démontrant les capacités des autorités chargées de l’application de la loi à enquêter et à poursuivre efficacement les affaires de BC/FT ; et (8) approuvant la stratégie nationale révisée de lutte contre le terrorisme.

La Namibie devrait continuer à travailler avec l’ESAAMLG afin de pérenniser les améliorations apportées à son système de LBC/FT.

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